Miséricorde !
"Peins un tableau selon l'image que tu vois, avec l'inscription : Jésus, j'ai confiance en Toi... Je désire qu'on honore cette image, d'abord dans votre chapelet, puis dans le monde entier." "Je promets que l'âme qui honorera cette image ne sera pas perdue." Jésus à Ste Faustine
samedi 21 novembre 2015
Conversation de Dieu avec l'âme pécheresse
- Jésus : Ne redoute pas ton Sauveur, âme pécheresse, c'est moi qui fais les premiers pas, car je sais que tu n'es pas capable par toi-même de t'élever jusqu'à moi. Enfant, ne fuis pas ton Père, veuille entrer en conversation, seul à seul, avec ton Dieu de miséricorde qui veut lui-même te dire une parole de pardon et te combler de ses grâces. Oh ! combien ton âme m'est chère. Je t'ai inscrite sur mes mains. Et tu t'es gravée en mon coeur d'une profonde blessure.
- L'âme : Seigneur, j'entends Ta voix qui m'appelle afin que je m'écarte du mauvais chemin, mais je n'en ai ni le courage ni la force.
- Jésus : Je suis ta force, je te donnerai le pouvoir de lutter.
- L'âme : Seigneur, je connais Ta sainteté et je Te redoute.
- Jésus : Pourquoi redoutes-tu, mon enfant, le Dieu de miséricorde ? Ma sainteté ne m'empêche pas d'être miséricordieux pour toi. Regarde, âme, c'est pour toi que j'ai institué le trône de la miséricorde sur la terre, ce trône c'est le tabernacle, et de ce trône de miséricorde, je désire descendre en ton coeur. Regarde, aucune suite ne m'entoure, aucun garde, tu as accès à moi à tout moment, à chaque heure du jour, je veux parler avec toi et je désire t'accorder des grâces.
- L'âme : Seigneur, je redoute que Tu ne me pardonnes pas un si grand nombre de péchés, ma misère me remplit de frayeur.
- Jésus : Ma miséricorde est plus grande que ta misère et celle du monde entier. Qui a pris la mesure de ma bonté ? Pour toi je suis descendu du ciel sur la terre, pour toi je me suis laissé clouer à la croix, pour toi j'ai permis que mon très saint coeur soit ouvert d'un coup de lance et je t'ai ainsi ouvert la source de miséricorde ; viens et puise les grâces de cette source avec le vase de la confiance. Je ne rejette jamais un coeur humble, ta misère a sombré dans l'abîme de ma miséricorde. Pourquoi devrais-tu te disputer avec moi au sujet de ta misère ? Fais-moi plaisir, abandonne-moi toute ta pauvreté et ta misère et je te comblerai d'un trésor de grâces.
- L'âme : Tu as vaincu mon coeur de pierre, ô Seigneur, par Ta bonté, et voici qu'avec confiance et humilité, je m'approche du tribunal de Ta miséricorde, absous-moi Toi-même, par la main de celui qui tient Ta place. O Seigneur, je sens comme la grâce et la paix se sont déversées en ma pauvre âme. Je sens que Ta miséricorde, Seigneur, m'a envahie de part en part. Tu m'as plus pardonné que je n'aurais osé l'espérer ou même que je n'étais capable de le penser. Ta bonté a sur-Passé tous mes désirs. Et maintenant je T'invite en mon coeur, saisie de reconnaissance pour tant de grâces. Je m'étais égarée comme l'enfant prodigue quittant le droit chemin, mais Tu n'as cessé d'être un Père pour moi. Multiplie en moi Ta miséricorde, car Tu vois combien je suis faible.
- Jésus : Enfant, ne parle plus de ta misère, car je l'ai déjà oubliée. Ecoute, mon enfant, ce que je désire te dire : blottis-toi dans mes plaies et puise à la source de vie tout ce que ton coeur peut désirer. Bois à longs traits à la source de vie et tu ne t'arrêteras pas en chemin. Contemple l'éclat de miséricorde et ne redoute pas les ennemis de ton salut. Rends gloire à ma miséricorde. Petit Journal de Sainte Faustine (1485)
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